Marche mondiale des femmes

Née en 2000 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, la Marche mondiale des femmes (MMF) est rapidement devenue un mouvement mondial incontournable. C’est pendant la Marche « Du pain et des roses » que l’idée d’entreprendre une Marche mondiale des femmes pour marquer le début du XXIesiècle a germé dans l’imaginaire de militantes québécoises et de déléguées de plusieurs pays du Sud venues marcher avec les Québécoises.

Mondialisation, désengagement de l’État, montée de la droite, des fondamentalismes et de l’antiféminisme, c’est dans ce contexte mondial, dont les échos résonnaient jusqu’au Québec, qu’est née la Marche mondiale des femmes. Dans une telle conjoncture, la nécessité de poursuivre nos luttes avec les femmes du monde s’est avérée un enjeu fondamental. À la mondialisation des marchés, nous allions opposer la mondialisation de nos solidarités!

Depuis, des millions de femmes, à travers le monde, ont marché contre la pauvreté et la violence lors de la première et de la deuxième édition d’actions internationales, en 2000 et 2005. En 2010, la Marche mondiale des femmes a rallié quelques 4500 groupes provenant de 150 pays et territoires différents. La 4eannée d’actions internationales de la Marche mondiale des femmes se tiendra en 2015.

La Marche mondiale des femmes est un réseau d'actions mondial rassemblant des groupes de la base oeuvrant pour éliminer la pauvreté et la violence envers les femmes. « C’est pendant la Marche « Du pain et des roses » en 1995 que l’idée d’entreprendre une Marche mondiale des femmes pour marquer le début du XXIe siècle a germé dans l’imaginaire de militantes québécoises et de déléguées de plusieurs pays du Sud venues marcher avec les Québécoises. »2 Elle a été lancée en 1995, à la suite à la Conférence mondiale sur les femmes de Pékin, en réponse au besoin des femmes de traiter d’enjeux importants partout dans le monde: la pauvreté et la violence et de la volonté de faire de l'éducation populaire.

Rapidement, la MMF est devenue un mouvement large qui, en 2000, a réuni plus de 5500 groupes dans 163 pays et territoires autour d'une plateforme de revendications communes. En Mauricie, comme dans tout le Québec, des actions ont donc été réalisées en 2000, 2005 et 2010, et ont mené des milliers de femmes et d’hommes à se mobiliser lors des actions nationales, d’abord à Montréal en 2000, puis à Québec en 2005, et enfin à Rimouski en 2010. La TCMFM est fière que Trois-Rivières devienne la 4e ville hôte de cette action nationale pour la MMF de 2015.

Le comité organisateur tient à remercier le premier partenaire majeur, la Ville de Trois-Rivières, qui s’est engagée envers la TCMFM à aider l’organisation de l’action nationale de 2015.

 

Retour sur les actions internationales passées

 

MMF 2015

 

LE THÈME : LIBÉRONS NOS CORPS, NOTRE TERRE ET NOS TERRITOIRES !

« Lors de la dernière Rencontre internationale de la MMF les réflexions ont porté sur les liens étroits qui existent entre l’accaparement de la nature, l’appropriation des revenus et des droits des travailleuses, le contrôle du corps et de la vie des femmes, l’augmentation de la militarisation, de la criminalisation des luttes et de la violence envers les femmes. Ces échanges ont permis de définir le thème commun pour l’action de 2015 : « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires ». » - Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole de la CQMMF.

Depuis septembre dernier, chaque coordination nationale de la Marche est appelée à définir comment elle souhaite mettre de l’avant cette thématique en fonction des enjeux qui l’interpellent et à réfléchir à des actions qui mettent en valeur les différentes formes de résistance, de dénonciation et les alternatives que les femmes développent à travers le monde. »1 Au Québec, c’est une vaste campagne d’éducation populaire qui sera réalisée, et ce, de manière à ce que les femmes puissent faire des liens entre ce thème et leur vie de tous les jours.

 

MMF 2010

Tant que toutes les femmes ne sont pas libres, nous serons en marche ! En 2010, notre marche voulait ébranler les idées de droite et les adversaires des droits des femmes qui cherchent constamment à couper dans les programmes et les services qui favorisent la solidarité et l’égalité. Dans un contexte où les gouvernements introduisent, parfois directement, souvent insidieusement, une façon de voir le monde qui nous paraît foncièrement sexiste, raciste et inégalitaire, l’heure était propice pour une grande mobilisation afin de signifier que nous en avions assez. Les revendications de la MMF 2010 s’articulaient autour de 4 grands champs d’action, découlant du plan d’action stratégique de la MMF: travail et autonomie économique des femmes; bien commun; violence; paix et démilitarisation.

Du 12 au 17 octobre 2010, plus de 400 actions ont été organisées à l’échelle locale, régionale ou nationale. Le 17 octobre, 10 000 personnes ont marché fièrement dans les rues de Rimouski pour clôturer une semaine extraordinaire en faveur de l’égalité et des droits des femmes. Le mouvement féministe a, encore une fois, fait la preuve qu’il met de l’avant des revendications portées par des milliers de Québécoises et de Québécois de tous les milieux.

Revendications

Pour consulter le cahier des revendications, cliquez  ici.

Album photo de la Marche mondiale

Pour consulter l'album photo de la Marche mondiale, cliquez ici

Outils

Charte mondiale des femmes pour l'humanité (power point)

 

MMF 2005

Nous avons offert au monde une Charte mondiale des femmes pour l’humanité, jetant les bases d’un projet féministe de liberté, d’égalité, de paix, de justice et de solidarité. La Charte a traversé 56 pays et territoires. Au Québec, c’est le 7 mai que nous avons accueilli le relais de la Charte. Près de 15 000 personnes se sont mobilisées! Transmise de main en main via une chaîne humaine de plus de 2000 femmes, la Charte mondiale des femmes pour l’humanité a été portée devant le Parlement à Québec. Inspirées de la Charte mondiale, nous avons identifié des revendications axées sur les 5 valeurs portées de la Charte:

  • Ÿl’égalité, par une politique globale en matière de condition féminine et le maintien du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine
  • Ÿla liberté, par une entente avec le fédéral pour protéger les femmes migrantes victimes de trafic et empêcher toute expulsion ou déportation lorsqu’elles dénoncent les abus dont elles sont victimes
  • Ÿla solidarité, à travers la couverture des besoins essentiels des personnes à l’aide sociale et aux prêts et bourses
  • Ÿla justice, avec la fin des disparités de traitement pour les travailleuses atypiques et le statut de salariée pour les personnes sur des mesures d’intégration au travail
  • Ÿla paix, à travers une grande campagne de sensibilisation et d’éducation sur dix ans contre la violence envers les femmes.

Lire la Charte mondiale des femmes pour l’humanité.

 

MMF 2000

Dans les suites de la marche Du pain et des roses en 1995, les femmes du monde entier se sont solidarisées contre la pauvreté et la violence envers les femmes. Des milliers de groupes de femmes sur tous les continents ont mis au monde un réseau féministe international incontournable : la Marche mondiale des femmes. Du 9 au 14 octobre 2000, plus de 40 000 personnes ont participé à des marches locales, régionales ou au rassemblement montréalais du 14 octobre, la plus grosse manifestation féministe jamais tenue au Québec, pour soutenir 21 revendications, structurées en quatre blocs distincts :

  • Ÿinstaurer des programmes pour lutter contre la pauvreté et la violence (campagne d’éducation pour contrer la violence, accès à des ressources pour les femmes victimes de violence, financement des groupes des communautés culturelles, accès aux études, à des cours de français pour les néo-Québécoises, mise en place d’un grand chantier de logement social)
  • Ÿredistribuer la richesse pour améliorer les conditions de vie (imposition fiscale progressive, régime universel d’allocations familiales, barème plancher d’aide sociale, augmentation du salaire minimum, améliorer le régime des rentes du Québec)
  • Ÿéliminer la discrimination envers toutes les femmes (lutte contre les discriminations vécues par les lesbiennes, accès à des services pour les femmes des communautés culturelles, autochtones, handicapées, lutte contre la violence à l’égard des « travailleuses » du sexe)
  • Ÿétablir des lois pour le respect des droits des femmes (adoption d’une loi-cadre contre la pauvreté, amendements aux normes du travail, protection des aides familiales, révision des lois ayant trait à la violence, réduction du temps de parrainage de 10 ans à 3 ans).

Claire Néron

Répertoire

des femmes et des jeunes filles

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